Maroc : Haut débit et forte croissance

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Dans le cadre de sa stratégie nationale pour la société de l’information et l’économie numérique, baptisée Maroc Numeric 2009-2013, le pays a connu une augmentation de son nombre d’internautes, qui atteint désormais 49% de la population. Il s’agit là d’un des taux les plus hauts d’Afrique du Nord et le déploiement de la technologie 4G et des réseaux de fibres optiques prévu pour cette année devrait permettre à encore plus de Marocains de se connecter.

Lancé en 2009 par le Ministère de l’Industrie, du Commerce et des Nouvelles Technologies, le programme s’articule autour de quatre priorités stratégiques : la transformation sociale par les technologies de l’information (TI) ; l’orientation des services publics vers les usagers ; l’informatisation des petites et moyennes entreprises (PME) ; le développement de l’industrie des technologies de l’information au niveau national.

Un programme qui a porté ses fruits : en moins de trois ans, le pays a enregistré une hausse globale du nombre d’abonnements à Internet de 300%. Cette croissance rapide a essentiellement été portée par les abonnements 3G mais la demande d’une connexion plus rapide et d’un plus haut débit, en particulier dans le secteur des entreprises, a également joué un rôle quant à la hausse du nombre d’abonnements à l’ADSL, qui avait ralenti suite à l’arrivée de la technologie 3G en 2006.

Selon l’Agence Nationale de Réglementation des Télécommunications (ANRT), 98% des entreprises marocaines de plus de 10 employés étaient équipées d’ordinateurs en 2010, parmi lesquelles 91% bénéficiaient d’un accès à Internet.

En effet, le développement de l’informatique dans les entreprises est l’une des priorités principales du pays à l’heure où il cherche à étendre son secteur offshoring. La mise en place des zones d’investissement de Casablanca Technopark (Casanearshore) et de Rabat Technopolis témoignent de l’engagement du Royaume à créer des emplois et attirer des investissements dans le secteur.

Actuellement, les zones de Casanearshore et Rabat Technopolis accueillent toutes les deux plus d’une centaine d’entreprises. Casanearshore s’étale sur une surface de 53 hectares et offre 270 000 mètres carrés de bureaux, auxquels devraient s’ajouter 153 000 mètres carrés supplémentaires d’ici le milieu de l’année 2012. Technopolis occupe quant à elle un site de 107 hectares, qui devrait à terme en atteindre 300, et dispose de 300 000 mètres carrés d’espaces de bureaux et de services. De grandes entreprises internationales, comme Dell et BNP Paribas, se sont déjà installées dans ces zones.

La première phase de réalisation d’une autre zone d’activité, du nom de Fès Shore, a été lancée en janvier 2012 sur un terrain de 20 hectares et devrait, à terme, offrir 130 000 mètres carrés de bureaux. De plus, la mise en place d’une plateforme d’offshoring est en cours à Tétouan, avec un début des activités prévu pour le deuxième trimestre 2012 ; un projet semblable devrait voir le jour à Oujda dans l’est du pays d’ici la fin de l’année. Trois zones supplémentaires sont à l’étude et concernent les villes de Marrakech, Agadir et Oujda.

Une attention accrue s’est également portée sur les startups d’informatique à travers le Maroc Numeric Fund. Créé en 2010, l’objectif de ce fonds d’investissement est d’apporter un soutien financier à des entreprises établies et des startups dans le secteur des TI. Les startups des technologies de l’information éprouvent en effet bien souvent des difficultés à obtenir des financements de la part des banques marocaines, qui s’occupent principalement du financement de grandes entreprises et de PME.

Vu le nombre croissant de nouvelles entreprises, il est fort probable que l’on observe également une augmentation des abonnements à l’ADSL. Cette tendance semble se profiler particulièrement pour les entreprises dont l’efficience dépend d’une connexion haut débit fixe. Toutefois, étendre l’accès au haut débit fixe en dehors du secteur des entreprises pourrait bien présenter un certain nombre de difficultés. Les principaux obstacles à la croissance sont une alimentation en électricité insuffisante dans certaines zones rurales, l’analphabétisme numérique ainsi que le nombre limité de lignes de téléphone fixe nécessaires à une connexion ADSL : en décembre 2011, on dénombrait seulement 3,57 millions de lignes de téléphone fixe, soit une baisse de 4,9% par rapport à l’année précédente.

Le coût constitue également un obstacle. Bien que le Maroc ait réussi à se doter de prix parmi les plus bas d’Afrique et d’un des taux de pénétration les plus hauts du continent, le coût du haut débit demeure élevé pour beaucoup de Marocains. En septembre 2010, la facture mensuelle moyenne de l’ADSL était de 116 dirhams (10,4 euros) alors que la facture de 3G était de 37 dirhams (3,3 euros).

Le taux d’équipement en ordinateur représente également une contrainte : seulement 34% des foyers sont équipés d’un ordinateur personnel. Par conséquent, l’accès à Internet depuis des cybercafés est courant et on dénombre 8 millions d’internautes, ou 76%, qui se connectent dans ces lieux publics.

Cependant, l’Internet mobile et les forfaits 3G jouent un rôle capital : ils étendent la couverture réseau à presque toutes les tranches de la population et assurent une couverture géographique complète. En décembre 2011, le nombre d’abonnés 3G avait atteint les 2,59 millions, contre 1,37 millions un an plus tôt, et représentait 80% du total des abonnements à Internet.

 

Morocco: High-speed growth

En Français

Under its national strategy for information and digital economy, Digital Morocco 2009-13, the country has seen the number of people connected to the internet rise to around 49% of the population. This is one of the highest rates in North Africa and more people are set to be connected with the roll out of 4G technology and fibre-optic networks later this year.

Launched in 2009 by the Ministry of Industry, Trade and New Technologies, the programme was based around four strategic priorities: social transformation through information technology (IT); orientating public services towards users; computerising small and medium-sized enterprises (SMEs); and developing the national IT industry.

As a result, the country has seen overall internet subscriptions grow by 300% in less than three years. 3G subscriptions have been the main drivers for this rapid expansion, though demand for greater speed and bandwidth, particularly in the business sector, has also increased the number of ADSL subscriptions, which had slowed following the introduction of 3G technology in 2006.

According to the National Telecommunications Regulatory Agency (L'Agence Nationale de Réglementation des Télécommunications, ANRT), some 98% of all Moroccan businesses with more than 10 employees were equipped with computers in 2010 and 91% of those businesses had internet access.

Indeed, developing IT in the business sector has been one of the country’s main priorities as it looks to develop its offshoring industry. The establishment of the investment zones of Casablanca Technopark (Casanearshore) and Rabat Technopolis are testament to the commitment to creating job growth and attracting investment into the sector.

Both Casanearshore and Rabat Technopolis are currently home to more than 100 firms. The former is built on 53 ha of land and has 270,000 sq metres of office space, which is due to be expanded by a further 153,000 sq metres by the second half of 2012. Technopolis, meanwhile, is built on a 107-ha site, which will eventually be expanded to 300 ha, and has 300,000 sq metres of space for offices and services. Major international companies, such as Dell and BNP Paribas, have already established themselves in these zones.

The first phase of another investment zone, Fez Shore, opened in January 2012 on a 20-ha site that will eventually provide 130,000 sq metres of office space. Additionally, an offshoring zone in Tetouan is scheduled to begin operations in the second quarter of 2012, while another in Oujda in eastern Morocco is due before the end of 2012. Three more zones, in Agadir, Marrakech and Oujda, are currently under study.

Increased attention has also been turned towards start-ups in IT via the Morocco Numeric Fund. Established in 2010, the fund’s objective is to provide financial support to businesses and start-ups in the IT sector. Technology start-ups generally have difficulty obtaining financing, as Moroccan banks focus mainly on supporting larger companies and SMEs.

As the number of new companies increases, ADSL subscriptions are likely to follow suit. This trend seems particularly likely for businesses requiring fixed broadband technology to ensure efficiency. Expanding access to fixed broadband outside the business sector may face a number of challenges, however. Key obstacles to growth are rural areas that lack electricity, digital illiteracy and limited wired phone lines for ADSL connection, with only 3.57m fixed lines in Morocco as of December 2011, down 4.9% on the previous year.

Cost is another obstacle. Although the country has developed some of the lowest prices and highest penetration rates in Africa, the cost of broadband still remains high for many Moroccans. The average monthly ADSL bill stood at Dh116 (€10.4) in September 2010, while 3G bills stood at Dh37 (€3.3).

Computer ownership is another challenge, with only 34% of households possessing personal computers. Consequently, access to the internet via cybercafés remains common, with some 76%, or 8m users, accessing the web through these public areas.

Mobile internet and 3G packages, however, play a major role in extending coverage to most segments of the population and have complete geographical coverage. As of December 2011, the number of 3G subscriptions had reached 2.59m, up from 1.37m a year earlier, and accounted for 80% of total internet subscriptions.

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