En Côte d’Ivoire, les secteurs pétrolier et gazier montrent des signes encourageants

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À l’instar de ses voisins du Golfe de Guinée, la Côte d’Ivoire a enregistré une augmentation régulière de sa production d’hydrocarbures en amont. D’après le Ministère du Pétrole et de l’Énergie, la production de gaz naturel devrait atteindre cette année 220 millions de pieds cubes par jour, contre 110 millions de pieds cubes par jour en 2012, et devrait dépasser les 250 millions par jour en 2014. Quant au secteur pétrolier, le gouvernement a annoncé des projets visant à multiplier la production par six dans les cinq prochaines années.

Une production de gaz naturel multipliée par deux dans un contexte de besoins énergétiques accrus

La hausse de la production dans le secteur du gaz naturel cette année s’explique surtout par les investissements effectués dans les blocs CI-26 et CI-27. Des réserves récupérables de gaz naturel sont estimées à 180 milliards de pieds cubes dans le bloc CI-26 selon Canadian Natural Resources qui opère dans ce bloc. Le bloc CI-27 quant à lui est exploité par Foxtrot, une filière du groupe français Bouygues et le principal acteur sur le marché du gaz naturel ivoirien, avec à son actif les trois-quarts de la production. L’entreprise a annoncé des projets d’investissement d’un montant d’1 million de dollars dans les segments de l’exploration en offshore et de la production du gaz naturel au cours des cinq prochaines années. De nombreux autres producteurs de gaz sont présents en Côte d’Ivoire, parmi lesquels on trouve le groupe britannique Afren et la société nationale d’opérations pétrolières Petroci.

Si la production ivoirienne de gaz est modérée et largement destinée aux marchés national et régional, le pays a défini la production de gaz naturel comme un secteur d’investissement et d’expansion. En 2012, la Côte d’Ivoire a rejoint l’organisation International Gas Union, devenant ainsi le premier pays membre de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA) et le deuxième pays de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), après le Nigéria, au sein de l’organisation. Récemment, le gouvernement a également signé un nouvel accord de partage de production avec Rialto, portant sur le bloc gazier CI-202 de l’énergéticien australien. D’après une déclaration publique de Rialto, les discussions sont ouvertes avec CI-Energies, la société d’électricité publique, au sujet d’un futur accord de vente de gaz.

En effet, la majorité de la production ivoirienne est utilisée comme carburant pour les centrales électriques, qui ont besoin d’environ 270 millions de pieds cubes par jour, comme on a pu le lire récemment dans la presse. Ce chiffre augmente d’environ 8% par an dans un contexte de forte croissance annuelle du PIB qui, par voie de conséquence, exerce une pression accrue sur le gouvernement qui doit faire en sorte que l’approvisionnement en gaz soit fiable et accessible.

Dans une perspective de long terme, le gouvernement a relancé les efforts pour relier le Gazoduc de l’Afrique de l’Ouest (GAO) – qui relie les champs pétroliers nigériens au Ghana, au Bénin et au Togo- à la ville d’Assinie, située dans le sud-est de la Côte d’Ivoire. Mais l’extension du GAO à la Côte d’Ivoire ne diminuera pas l’importance accordée à la production nationale, surtout si on tient compte de la fermeture du gazoduc en début d’année à la suite de dommages causés par l’ancre d’un bateau, qui a entrainé d’importants déficits d’approvisionnement dans certains des autres pays destinataires. En ce qui concerne le court terme, le Ministère du Pétrole et de l’Énergie a indiqué clairement qu’il allait révoquer les licences d’exploration sous-exploitées, comme il l’a déjà fait à huit reprises, ce qui ne manquera pas d’encourager les détenteurs de licences à accélérer leurs efforts.

Les récentes découvertes de pétrole stimulent les plans de croissance

Par ailleurs, le gouvernement et les investisseurs privés s’affairent dans le segment du marché de l’énergie qu’est la production pétrolière. Le gouvernement prévoit de multiplier la production pétrolière par six dans les cinq ans à venir, passant du niveau actuel de 35 000 barils par jour à 200 000. Cela rapprocherait le pays des chiffres de production affichés par le Ghana voisin, mais il s’agit tout de même d’un objectif ambitieux, si on tient compte du fait que la production de pétrole a chuté de 12,5% au premier semestre 2013.

Le plan a pris un nouvel élan à la suite de la récente annonce de la découverte d’une couche de pétrole de bonne qualité par le groupe français Total dans son champ CI-100 avec son premier puits d’exploration. Total détient une participation de 60% dans le champ, en partenariat avec la compagnie ivoirienne Yam’s Petroleum (25%) et Petroci (15%), et dispose de trois autres permis d’exploration en offshore, qu’il détient avec Canadian Natural Resources et les Américains d’Anadarko.

D’autres compagnies ont récemment fait l’annonce de découvertes pétrolières, parmi lesquelles la compagnie russe Lukoil et la britannique Tullow. En effet, 16 puits ont été forés au cours des deux dernières années, contre cinq au cours des dix années précédentes. Que le gouvernement atteigne ou non son objectif de 200 000 barils, le haut niveau d’intérêt international confirme bel et bien le fait que la Côte d’Ivoire recèle un fort potentiel en matière de production pétrolière.


Côte d’Ivoire's oil and gas sector shows promising signs

 

En Français

Like its neighbours elsewhere along the Gulf of Guinea, Côte d’Ivoire has seen a steady increase in its upstream hydrocarbons production. According the Ministry of Petroleum and Energy, natural gas output this year is expected to hit 220m cu feet per day, up from 110m cu feet per day in 2012, and is projected to surpass 250m per day in 2014. Meanwhile, in the oil segment, the government has announced plans to increase production by a factor of six over the next five years.

Doubled natural gas production amid growing energy needs

The natural gas production growth this year has been largely attributed to investments in Côte d’Ivoire’s CI-26 and CI-27 fields. The former, operated by Canadian Natural Resources, has estimated recoverable reserves of 180bn cu feet of natural gas, according to the company. The CI-27 field is operated by Foxtrot International, a subsidiary of France's Bouygues and the largest player in the Ivorian natural gas market, accounting for around three-quarters of output. The company has stated plans to invest $1bn in offshore natural gas exploration and production over the next five years. A host of other natural gas producers are present in Côte d’Ivoire, including the UK’s Afren and the state oil company Petroci.

While Côte d’Ivoire produces only moderate amounts of gas, largely for the domestic and regional markets, it has targeted natural gas production as an area of investment and expansion. The country joined the International Gas Union in 2012, the first country in the West African Economic and Monetary Union to do so and the second in the Economic Community of West Africa States, after Nigeria. The government also recently signed an amended production sharing agreement with Rialto, in connection with the Australian energy company’s gas block CI-202. According to a public statement by Rialto, it has opened discussions with CI-Energies, the state-owned electric utility, regarding a future gas sales agreement.

Indeed, most of Côte d’Ivoire’s output is used as fuel for power plants, which require around 270m cu feet of natural gas per day, according to recent press reports. This figure is rising by around 8% per year amid strong annual headline GDP growth, which in turn has increased pressure on the government to ensure reliable and accessible input.

As a long-term project, the government has relaunched efforts to link the West African Gas Pipeline (WAGP) – which connects Nigerian oilfields to Ghana, Benin and Togo – to the south-eastern Ivorian city of Assinie. However, connecting to the WAGP will not lessen the continued emphasis on domestic production, particularly in light of the pipeline failure earlier this year caused by an errant ship’s anchor, which led to significant supply shortfalls in some of the other recipient countries. In the shorter term, the Ministry of Petroleum and Energy has made clear that it will revoke underutilised exploration permits, having done so eight times already, which is sure to encourage permit holders to accelerate their efforts.

Recent oil discoveries boost growth plans

Meanwhile, the government and private investors are keeping busy in the oil production segment of the energy market. The government has plans to increase oil flow to six times its current level in the next five years, from 35,000 barrels per day to 200,000. Although it would bring the country closer in line with neighbouring Ghana’s production figures, the goal is ambitious considering that oil production dropped 12.5% in the first half of 2013.

The plan will have been given a boost by the French group Total’s recent announcement that it discovered a layer of good-quality oil pay in its CI-100 field with its first exploratory well. Total owns 60% of the rights to the field in partnership with Côte d’Ivoire-based Yam’s Petroleum (25%) and Petroci (15%) and has three other offshore exploration licences, owned with Canadian Natural Resources and the US’s Anadarko.

Other companies that have recently announced oil finds include Russia’s Lukoil and the UK’s Tullow. Indeed, 16 wells have been drilled in the past two years compared to five in the previous 10 years. Irrespective of whether the government achieves its target of 200,000 barrels, the high levels of international interest confirm Côte d’Ivoire's strong potential for oil production.

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